Le collectif

La compagnie Ru’elles est un collectif qui invite à la rencontre des arts : théâtre, danse, performance sonore, vidéo, illustration, arts plastiques et graphiques….

Bienvenue à toute personne se reconnaissant dans le projet et voulant expérimenter.


Julie Arménio

À la fois comédienne et metteuse en scène, elle aime provoquer la rencontre aussi bien entre les personnes qu’entre les Arts. Elle perçoit l’art comme un déclencheur d’esprit critique et du pouvoir d’agir sur soi et sur la société. Elle fonde en 2017 la compagnie Ru’elles.

Artiste à la croisée des arts, elle pratique le théâtre depuis plus de quinze ans. Elle débute avec Patrick Seyer puis se forme professionnellement en tant que comédienne et intervenante Artistique au sein de la Fabrique des Petites Utopies auprès de Bruno Thircuir et Jean-Luc Moisson ainsi qu’avec Gérald Rigaud, crieur public de la Croix Rousse à Lyon. Elle fonde la compagnie les Fées Rosses avec Géraldine Doat et Laëtitia Madancos. Ensemble elles créent la  pratique singulière du théâtre déclencheur alliant théâtre de l’opprimé, art de rue, performance. Au sein de la compagnie Les Fées rosses, elle continue de se former au sein du réseau international de théâtre de l’opprimé : formation ZOOM Out (photographie et Théâtre de l’Opprimé-e) et au TeaTraviesas de Barcelone. Puis elle développe une sensibilité créative autour du corps et de l’espace, avec la Cie Chorescence (Isabelle Üski) et la Cie les Os posés (Emeline Nguyen) et continue d’explorer d’autre forme d’art comme le clown et le mélodrame auprès d’Alain Gautré et de Catherine Dubois du théâtre du mouvement et la marionnette avec Turak théâtre.

Formée en Arts appliqués et en photographie, elle développe un regard scénographique singulier afin de rendre visible l’invisible par une mise en valeurs du détail. Son imaginaire arpente les recoins des rues et des places, cherchant à transformer l’utilisation consumériste de l’espace public pour créer des lieux de réflexion sensible, partagé et subversif. Elle aime partager cette démarche créatrice pour et par les concerné-e-s et cela à la croisée de la recherche universitaire et artistique.

Aujourd’hui elle travaille auprès de la compagnie Tancarville, le vox théâtre, la compagnie les Apatrides, les Noodles  et Les Moissonneurs des lilas et de Tout en Vrac.

Blanche Bonnaud

Je découvre la danse en rencontrant les gitans Kalbelia du Rajasthan. Je me forme aussitôt et performe avec eux dans l’espace public : la rue ; De fil en aiguille, je me passionne petit à petit pour la danse sous toutes ses formes et me met en quête d’une danse qui serait mienne. Je continu de me former de retour en France en danse contemporaine sur Lyon à la Cie Désoblique et au conservatoire de Chambéry. En parallèle, je me forme au clown avec la Cie le bateau de papier. Toujours dans l’intention de questionner et d’investir l’espace public je danse avec la Cie Le cri de la fourmi dans « Au marché » et « Expension ». Je joue avec la Cie de rue l’Effet railleur dans « Les derniers de cordés », déambulations clownesque. Je crée un solo danse théâtre « Big Mother » et crée ma compagnie Sans Ceinture Ni Bretelles en juin 2017. Mes créations sont fortement influencées par mes questionnements politiques et philosophiques. J’interroge le vivre ensemble, le partage des espaces publics, le comment être seul ensemble, en plaçant le corps au cœur de mes expérimentations poétiques. Je rejoins la Cie Ru’elles en septembre 2018 avec laquelle je continue ma démarche de recherches artistiques dans l’espace public.

Sloane Kersusan

Comédienne, Sloane Kersusan pratique le jeu théâtral depuis une quinzaine d’années sous de mutliples formes : théâtre traditionnel au sein de sa formation universitaire en Arts du Spectacle puis avec l’Atelier du Possible à Grenoble et le collectif des Emmazones ; théâtre de l’Opprimé avec le Jana Sanskriti et Augusto Boal en Inde puis Les Fées Rosses à Grenoble ; cabaret et théâtre d’appartement avec les compagnies grenobloises Kolexi et l’Envol. Elle a très vite à cœur de transmettre ce qu’elle apprend en encadrant des ateliers et des stages notamment auprès des adolescents. Par ailleurs, elle se forme à la pratique du yoga, de la danse contemporaine et du chant traditionnel et expérimental lors de rencontres nationales et européennes. Elle affectionne particulièrement le travail vocal et l’exercice de la lecture à haute voix. Après 10 ans d’expérimentations variées, elle part enrichir ses connaissances en 2013 au sein de l’École Serge Martin à Genève. Pendant 3 ans, elle expérimente l’actorat par le mouvement, pédagogie initiée par Jacques Lecoq. Elle a la chance de travailler avec de nombreux metteurs en scène comme Joan Mompart, Dorian Rossel, Christian Geffroy Schlittler ou Denis Guénoun. Elle découvre le jeu masqué, le bouffon, la tragédie, le conte, la marionnette, le théâtre des classiques en alexandrins et le clown qu’elle va ensuite développer et enrichir au sein de la compagnie Cabane dont elle est à l’initiative en 2017. Avec les personnages clownesques : Monica Rtung et Duduche, elle participe à des animations auprès de publics divers, à des cabarets et à des déambulations colorées. En 2015, elle co-écrit sa première pièce de théâtre : « Ticket gagnant pour Tacarripat ou l’étrange aventure d’Aelys », commande initiée par l’association Viol Secours pour fêter ses 30 ans. Elle participe activement à l’exploration de l’écriture théâtrale contemporaine au sein du comité de lecture du Théâtre de Poche de Genève et elle travaille actuellement sur l’adaptation au théâtre d’un roman de Christian Bobin : « La folle allure ». En 2018, elle participe à des impromptus dans l’espace public avec la compagnie grenobloise Ru’elles et elle ambitionne de mettre son savoir, son militantisme féministe, sa clownerie et sa créativité au service d’une performance sur le genre pour l’année 2019.


Lisa Lehoux

Comédienne-Chanteuse-Musicienne, adepte du Théâtre du Mouvement qu’elle a pratiqué à Madrid dans l’école de la RESAD. Lisa Lehoux se dirige vers le théâtre de rue et dans des espaces non-dédiés au théâtre.Après une formation au Conservatoire du Mans et de Rennes où elle obtient le Diplôme d’Etudes Théâtrales, elle rejoint le Vox International Théâtre à Grenoble, part en tournée avec Kabaravan et participe aux créations internationales en partenariat avec le Venezuela et le Maroc où elles est à la fois traductrice, formatrice, chanteuse et comédienne. Elle travaille également avec les Fées Rosses à Grenoble sur une création de théâtre forum autour d’Alzheimer, la Cie la Main qui parle (danse, conte et théâtre) à Chambéry et accompagne la Compagnie Ru’elles dans ses recherches artistiques autour du genre et de l’espace public. En parallèle, elle monte sa propre compagnie Sale Gamine pour porter sa création solo de théâtre-chant et accordéon : La Chasse est Ouverte.

Chercheuses associées :

Lise Landrin

(Doctorante PACTE, UGA): https://www.pacte

« L’efficacité des normes sociales que nous incorporons est comparable en de nombreux points aux rôles des acteurs sur une scène. Au travers d’une thèse à Pacte, ma recherche prend le théâtre comme méthode d’enquête sur le monde. Avant tout, je cherche à questionner l’aptitude des sciences sociales à être participative, et à créer des savoirs par le bas. Lier à la fois art, académisme et militantisme est mon champ de préoccupation, et je m’intéresse particulièrement au potentiel du « théâtre déclencheur » pour les unir. Outre un terrain de thèse au Népal avec une comédienne de Katmandou pour étudier l’évolution des normes de genre et de caste, je travaille avec Ru’elles à l’élaboration d’une recherche-création via des ateliers, de conférences ou de performances pour sortir l’université de ses murs ».

Sophie Louargant

Maîtresse de conférences à l’Université Grenoble-Alpes et chercheuse à l’UMR PACTE. Cofondatrice du DU égalité homme femme. Elle enseigne la géographie et l’aménagement du territoire et est spécialisée dans le genre. Elle porte notre projet au sein de la maison de la création.